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24/02/2012

 
Trois tomes prévus
Projet existant depuis Mars 2011
3ème réécriture rendue à 75 pages Word
 
Mon Blog Principal : Shadow Reader

26/03/2012

 
 
Se perdre dans l'Imaginaire, c'est se perdre dans l'Infini, le vrai.

Ce n'est pas tous les jours qu'on découvre qu'on peut plonger dans une peinture ou un jeu-vidéo... Certains en rêveraient, mais pourtant, dès que ça arrive, on n'a qu'un seul et unique souhait : que ça ne recommence plus.

Quand Leïla se retrouve coincée dans un livre sans moyen d'en sortir, elle comprend que sa vie sera bouleversée à jamais. Entre secrets de famille bien gardés et amours interdits, la jeune fille devra trouver le moyen de survivre dans ce nouveau monde hostile. Pourtant, elle ignore que, dans l'ombre de ses pas, se cache une personne qui n'a rien oublié du passé et des erreurs qu'elle a commises. Mais ce qu'elle ignore par-dessus tout, c'est qu'en voulant sauver la vie de ceux qui lui sont chers, elle deviendra un véritable danger.

Perdue dans tous ces mystères, elle a seulement conscience d'une chose : jamais, ce jour-là, son chien n'aurait dû mourir...

Voilà ce qui arrive quand une force mystérieuse entre dans votre vie sans avoir l'intention d'en sortir... Cette force, qui se fait appeler Tunasia par son créateur, et qui est vue comme sombre par toute personne connaissant son existence, cherchera toujours à avoir son dernier mot.
 
 
     Je suis désolée de vous annoncer que seul le prologue est en ligne. Tunasia est une histoire qui me tient vraiment à coeur, et qui date à présent de 3 ans. Avec le temps, j'ai réfléchi, et j'ai fini par avoir pour projet de le publier d'ici deux ou trois ans. Donc j'ai préféré ne pas me disperser sur toutes les plateformes, et d'uniquement exposer mon projet sur un forum ( Histoires de Romans ), pour la qualité de ses critiques et le sérieux de ses membres. Cependant, si vous êtes auteur/critique, n'hésitez pas à vous y inscrire, l'ambiance y est géniale, et en plus de pouvoir lire Brick Breaker, vous pourrez découvrir d'excellentes histoires, voire poster la vôtre. Vous comprendrez alors pourquoi j'ai privilégié cette plateforme avant toute chose :)
 
 
 
Je tiens remercier certaines personnes, sans qui cette histoire ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui <3
 
Avant tout, merci à toutes mes lectrices et lecteurs <3
Que vous suivez Tunasia depuis longtemps ou que vous venez tout juste de découvrir cette histoire, je tiens à vus dire un grand merci. Chacun de vos avis m'apportent beaucoup et me permettent de progresser tout en me motivant à écrire la suite. Vos commentaires me font sourire autant que réfléchir, et m'aident énormément. Je ne sais pas comment vous montrer à quel point je vous en suis reconnaissante. Alors, encore, et je ne le dirais jamais assez, merci à vous et à tous vos mots adorables
 
Ensuite, un grand voire un énorme merci à Marion, qui a été ma toute première lectrice. C'est même grâce à elle que je me suis mise à écrire, et grâce à elle que Tunasia existe. Certaines scènes ont même été écrites ensemble (en particulier les délires xD *pauvre Siuran*), et elle m'a toujours aidée avec ses idées aussi originales les unes que les autres ^^
 
Merci aussi à Maëlle, qui débute dans l'écriture et qui est la deuxième a avoir lu l'intégralité de Tunasia ^^ Elle est toujours très franche avec ses avis, et ça m'aide énormément à avoir un point de vue extérieur sur mes écrits (et non Siuran est à mwaaahaha !! Désolée fallait que je le dise >_< ... Et puis il le restera toujours ! xD Mais je te laisse Wiqsu si tu veux, même si je sais que tu ne l'aimeras pas)
 
Merci à Hatchiko77, qui a été ma première lectrice sur Skyrock, et qui est une de mes lectrices les plus fidèles. Si je publie maintenant mes écrits sur le blog, c'est grâce à elle, et c'est une décision que je ne regrette pas ! ^^ Elle a toujours été là pour lire mes nouvelles fictions, et ses avis me motivent beaucoup !
 
PS: ces remerciements datent de l'époque où Tunasia était encore présent sur la blogosphère.

03/07/2012

 
 
     Un grincement... Et encore un autre... C'était une lutte contre la terreur ; une lutte que je menais chaque nuit. Mais, si tous les soirs je savais à quoi m'attendre, j'ignorais à chaque fois où j'allais me réveiller – voilà certainement ce qui m'inquiétait le plus.
     J'entendis un faible craquement sur le parquet, et immédiatement je m'agrippai à ma couverture, épris d'une crainte insurmontable. Paralysé, je n'avais même plus le courage de tendre la main vers l'interrupteur. Je ne cessais de me répéter que tout allait bien, que c'était sûrement l'un de ces gamins se livrant à une promenade nocturne.
     Sauf que voilà : la suite, je la connaissais.
     Je l'entendais continuer son avancée, avec ses petits pas qui trottinaient sur le parquet grinçant du couloir. Je retins ma respiration quand le son saccadé cessa. Elle s'était arrêtée juste devant ma chambre. Alors, au-travers de la pénombre, je vis la poignée se baisser toute seule, comme dominée par une force invisible. Peu importe les précautions que je prenais la veille, elle parvenait toujours à entrer, que la clef ait fermé la serrure ou non.
     Un temps de silence passa ; un temps durant lequel je parvenais à entendre sa faible respiration sifflante. Mais elle ne semblait plus bouger. Durant ce court instant de répit, je tentai de reprendre mon souffle, de me dire que tout allait bien. Mais c'était ce qui battait dans mes tempes qui me terrifiait, ce flot de souvenir qui semblait s'infiltrer dans mes veines, goutte à goutte. S'éminçant entre les failles de ma mémoire, c'était ma vie qu'elle semblait voulait déchirer. Je ne voulais pas de ça. Pas de douleur ni de doutes qui me poursuivraient jusqu'à la prochaine nuit.
     Je n'eus pas le temps de calmer les battements de mon c½ur que j'entendis la porte s'ouvrir, doucement, en un long grincement. Il suffit qu'elle soit entrebâillée de quelques centimètres pour que j'entende à nouveau ses pas maladroits. Sa progression reprenait.
     Elle s'arrêta au pied du lit, fit à nouveau une pause, pour ensuite se mettre à toquer contre le bois. Je restai immobile, sachant parfaitement ce qu'elle me voulait. Je ne devais pas réagir, ni accepter de la suivre. Il ne fallait pas que j'entre dans son jeu avant qu'il ne soit trop tard.
     Je laissai les secondes filer. Comme je m'y attendais, n'obtenant pas de réaction de ma part, elle se mit à tirer sur ma couverture à petits coups acharnés. Sans résultats. Elle était trop faible.
     Au bout d'un temps qui me parut interminable, elle se calma enfin. Dans l'obscurité, je l'entendis déposer les fleurs au pied du lit. Je savais que c'était un bouquet de pâquerettes – toujours le même.
     Puis, aussi tranquillement qu'elle était arrivée, elle repartit dans le couloir.
     Au prix de gros efforts, je parvins à me ressaisir, et à atteindre l'interrupteur d'une main tremblante. Je clignai plusieurs fois des yeux pour les habituer à la soudaine lumière. Peu de temps après, ayant repris mes esprits, je ne pus que constater le silence dans laquelle toute la gare semblait régner. Les murs semblaient se confier des paroles dans la nuit, partageant la caresse du vent qui soufflait sur le vieux bâtiment.
     A présent, je savais ce qui m'attendait. Alors, je me levai, ne pouvant m'empêcher de lancer un regard vers le couloir sombre.
     Je savais d'où elle venait ; je savais d'où elle rapportait ces fleurs. Mais il fallait que je sache où elle allait, sans qu'elle ne m'entende suivre ses pas. J'avais toujours en moi le vain espoir qu'elle me mènerait jusqu'à lui ; qu'elle me donnerait la chance de revoir son sourire, ne serait-ce qu'une dernière fois.
     Je devais la suivre. Et surtout, il fallait éviter que les gamins la voient. Qu'ils ne me posent pas de questions sur sa présence, sur l'aspect étrange de son visage figé dans la tourmente, ni sur le fait qu'elle puisse respirer.
     Je me levai doucement, tout en évitant de faire grincer le lit et le parquet, ayant peur de rompre le silence nocturne. Puis, je partis à sa recherche.
     Je m'avançais aveuglement dans le couloir obscur, l'oreille tendue. Je commençais seulement à entendre de nouveau le son de ses pas lorsqu'une lumière vive, presque surréelle, illumina soudain les lieux. Je m'immobilisai, n'ayant qu'à peine le temps de l'apercevoir, elle et sa robe teinte d'un rouge sang. Immédiatement, la poupée fit volte-face. En croisant son regard aux yeux écarquillés, je tressaillis. L'expression figée en un rictus étrange, elle semblait pétrifiée. Le plastique de son visage et de ses cheveux noirs en pagaille brillaient sous l'éclairage blanchâtre, exposant ses coupures vides et les derniers cils restant sur ses paupières. Je ravalai mon dégoût. Elle n'était qu'un résidu de son passé, de cette enfance tourmentée par ces voix sans origine. Jamais n'en avait-elle été responsable.
     Elle pencha la tête de côté. Ce n'était pas moi qu'elle regardait. Ses yeux me transperçaient, comme observant un univers que je ne pouvais atteindre. Ce qu'il y avait derrière moi. Ce qui était arrivé sans le moindre bruit, glissant dans le silence.
     A cette pensée, mon c½ur eut un raté. Je savais que c'était un enfant. Un enfant qui en cherchait un autre, celui qui n'avait jamais soufflé les bougies de ses onze ans ; celui dont les yeux étaient fermés depuis bien longtemps.
     Oui, je le savais. Bien que je ne me sois jamais retourné.
     Et ce, tout simplement parce que je connaissais la suite.
     - Hé, remets ça sur la tombe de mon petit frère ! hurla-il.
     Il ne pouvait me voir. Il m'avait fallu du temps pour l'admettre, mais voilà : jamais n'avait-il cherché à m'adresser la parole. Comme si nous ne venions par de la même dimension. Comme si nos vies étaient faîtes pour se frôler l'espace d'un cri, pour ensuite s'effacer, et disparaître dans le vide qui se creusait en nous.
     Et, alors que je m'apprêtais à me retourner, j'eus tout juste le temps de voir la poupée se débarrasser du dernier pétale de pâquerette coincé dans ses cheveux...
     - Tiens donc... entendis-je Siuran murmurer d'un ton amusé, penché au-dessus de moi. On dirait que notre hôte est somnambule !
     Sans lui accorder un regard, je secouai la tête, essayant d'oublier ce mauvais rêve. Je me redressai, essayant de cacher mes tremblements, et m'assis dos au mur, les jambes repliées. Encore un peu déstabilisé par mon songe, je jetai un coup d'½il inquiet vers le couloir dans lequel nous étions, m'attendant à revoir la poupée. Ayant toujours voyagé entre l'Imagination et la Réalité, j'avais toujours eu peur que mes rêves, eux aussi, deviennent réels. Crainte qui me semblait idiote, mais avec laquelle je vivais avec depuis plus d'une quinzaine d'années – depuis qu'on m'avait arraché de force les souvenirs de mon enfance.
     C'était toujours le même cauchemar. Les pâquerettes, la poupée, la voix de l'enfant qui mentionnait une tombe, et puis ce couloir sans fin... Couloir qui ressemblait exactement à celui de la gare, là où je me trouvais – à la différence que celui du rêve se terminait par une lumière aveuglante, et non par une bibliothèque.
     Il y avait une sorte de message derrière tous ces symboles qui revenaient chaque nuit, j'en étais certain. Mais j'étais bien loin de savoir de quoi il s'agissait...
     J'écarquillai les yeux et réprimai un sursaut quand je remarquai que les deux yeux rouges sur le mur d'en face étaient en train de me dévisager. Ignorant l'air interloqué de Siuran qui me fixait encore, je baissai immédiatement le regard, montrant ainsi ma soumission à l'égard de ces yeux menaçants.
     Tyh'Kerzan savait que sa fille était ici, dans cette gare désaffectée où je vivais. C'était cette gravure sur la table qui l'avait appelé. Le nombre de rencontres qui n'auraient jamais dû avoir lieu était incomptable, mais il était trop tard pour regretter. C'était soit eux, soit la fille, mais quelle que soit la décision du destin, je savais que je n'en avais plus pour longtemps.
     Je réprimai un soupir, ne sachant me débarrasser de toute la culpabilité qui me rongeait. Siuran était toujours là, assis à mes côtés, attendant une réaction de ma part. Il n'avait pas remarqué le regard de mon Maître sur le mur. Ce dernier savait être discret, et c'était bien l'une des choses que je craignais le plus chez lui.
     Jamais je n'aurais dû laisser les Cledlims entrer. A cause d'eux, les secrets que j'avais eus tant de mal à cacher étaient dévoilés, et mon Maître savait à présent ce que je manigançais.
     L'adolescent, dont j'évitai toujours le regard, commença à s'impatienter. Il lâcha :
     - Bon, mon vieux, moi je vais manger hein. T'as franchement pas l'air réveillé. Faut croire que les matins, ça te réussit pas !
     Il se leva et partit rejoindre ses amis dans la pièce du fond, d'un pas joyeux qui trahissait toute sa naïveté. Je relevai les yeux pour croiser le regard rouge de mon Maître. Je secouai la tête, et murmurai :
     - Tyh', pitié. Ce ne sont que des ados, ils ne méritent pas ce qui leur attend...